Home » Pourquoi est-il si difficile de lâcher prise ? 7 clés pour enfin avancer
Vous connaissez peut-être cette sensation : une conversation terminée depuis plusieurs jours continue de tourner dans votre tête. Vous repensez à ce que vous auriez dû dire, à ce que l’autre aurait dû comprendre. Ou bien vous savez qu’une situation ne dépend plus de vous… mais votre esprit continue malgré tout à chercher une solution.
On vous conseille alors de « lâcher prise ».
Facile à dire.
Car lâcher prise ne consiste pas simplement à décider de ne plus penser à quelque chose. Nous pouvons rester attachés à une situation par peur, par culpabilité, par colère, par besoin de comprendre ou simplement parce que nous aurions voulu que les choses se passent autrement.
Alors, comment lâcher prise lorsque notre esprit refuse justement de lâcher ?
La première étape est peut-être de comprendre que lâcher prise ne signifie ni oublier, ni approuver, ni renoncer.
Cela signifie apprendre progressivement à ne plus laisser ce que nous ne pouvons pas changer occuper toute la place dans notre présent.
Vous aimeriez découvrir une approche différente du pardon, de l’acceptation et de l’apaisement intérieur ? Au fil de cet article, nous découvrirons également Ho’oponopono, une pratique hawaïenne de réconciliation qui offre une autre manière d’aborder notre relation à nous-mêmes et aux autres.
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Notre esprit aime résoudre les problèmes.
Lorsqu’une situation reste sans réponse, lorsqu’une décision nous échappe ou lorsqu’une relation nous a blessés, nous pouvons continuer à y revenir mentalement comme s’il existait encore quelque chose à résoudre.
« Pourquoi m’a-t-il dit cela ? »
« Et si j’avais pris une autre décision ? »
« Est-ce que j’aurais pu éviter ce qui s’est passé ? »
« Pourquoi n’ai-je pas réagi autrement ? »
Réfléchir peut évidemment être utile. Cela nous permet de comprendre une situation, d’apprendre et de prendre des décisions.
Mais il existe une différence importante entre réfléchir pour avancer et ressasser sans parvenir à avancer.
Dans le second cas, nous ne cherchons parfois même plus une solution : nous rejouons la situation.
Et c’est précisément là que le lâcher-prise devient difficile.
C’est probablement l’une des idées les plus importantes de cet article.
On confond souvent lâcher prise avec :
Pourtant, on peut accepter qu’un événement ait eu lieu sans considérer qu’il était acceptable.
On peut aussi cesser de lutter intérieurement contre quelque chose que l’on ne peut plus modifier tout en conservant ses limites, ses valeurs et ses choix.
Autrement dit :
Lâcher prise, ce n’est pas effacer le passé. C’est arrêter de lui donner le pouvoir de diriger le présent.
Commençons par une question très simple :
Qu’est-ce qui dépend réellement de moi dans cette situation ?
Nous dépensons parfois énormément d’énergie à vouloir contrôler ce qui ne nous appartient pas : la réaction d’une autre personne, son opinion, une décision déjà prise, ce qui aurait pu arriver ou encore le passé.
Imaginez deux cercles.
Dans le premier se trouvent vos décisions, vos paroles, vos actions, vos limites et la manière dont vous choisissez de réagir.
Dans le second se trouvent les réactions des autres, leurs choix, le passé et une grande partie des événements extérieurs.
L’une des premières clés du lâcher-prise consiste à réinvestir son énergie dans le premier cercle.
Cela ne résout pas tout.
Mais cela change déjà la question.
Au lieu de :
« Comment puis-je faire pour que cette personne change ? »
elle peut devenir :
« Qu’est-ce que je peux choisir de faire, moi, maintenant ? »
Certaines situations restent ouvertes.
Une relation se termine sans véritable explication. Une personne agit d’une manière que nous ne comprenons pas. Une décision nous semble injuste. Nous aurions voulu entendre des excuses qui ne sont jamais venues.
Et notre esprit cherche la pièce manquante.
Le problème est qu’elle n’existe pas toujours.
Attendre de tout comprendre avant d’avancer peut alors nous maintenir attachés à une situation pendant très longtemps.
Lâcher prise suppose parfois d’accepter une phrase inconfortable :
« Je n’aurai peut-être jamais toutes les réponses. »
Ce n’est pas une défaite.
C’est reconnaître que notre paix intérieure ne peut pas toujours dépendre d’une explication venant de l’extérieur.
La colère, la tristesse, la peur, la frustration ou la culpabilité ne disparaissent pas parce qu’on leur ordonne de partir.
Et vouloir immédiatement « penser positif » peut parfois nous empêcher d’écouter ce qui se passe réellement en nous.
Une émotion peut être considérée comme une information.
Elle nous indique qu’une situation compte pour nous, qu’une limite a peut-être été franchie, qu’une perte nous affecte ou qu’un besoin n’a pas été satisfait.
L’objectif n’est donc pas nécessairement de supprimer l’émotion.
Il peut être plus utile de commencer par la reconnaître :
« Voilà ce que je ressens. »
Puis de se demander :
« De quoi cette émotion me parle-t-elle ? »
Cette petite différence change profondément notre rapport à ce que nous vivons.
« J’aurais dû… »
« Si seulement… »
« Pourquoi ai-je fait ça ? »
Nous connaissons presque tous ces phrases.
Avec les informations dont nous disposons aujourd’hui, il est très facile de juger la personne que nous étions hier.
Mais cette personne ne disposait pas nécessairement des mêmes informations, de la même expérience ou du même recul.
Cela ne signifie pas qu’il ne faut jamais reconnaître ses erreurs.
Au contraire.
On peut reconnaître une erreur, en tirer un enseignement, réparer ce qui peut l’être… sans se condamner à la revivre mentalement indéfiniment.
Une question peut alors remplacer le fameux « si seulement » :
« Qu’est-ce que cette expérience peut m’apprendre pour la suite ? »
À partir de là, le passé cesse progressivement d’être uniquement quelque chose que l’on subit. Il peut devenir une expérience dont on tire un enseignement.
Le mot « pardon » est délicat.
Pour certaines personnes, pardonner signifie presque nier ce qu’elles ont vécu. Pour d’autres, cela suppose de renouer avec quelqu’un.
Ce n’est pourtant pas nécessairement le cas.
Le pardon peut aussi être envisagé comme un processus intérieur, qui n’oblige ni à reprendre une relation ni à supprimer les limites nécessaires.
On peut décider qu’un comportement était inacceptable et choisir malgré tout de ne plus consacrer autant d’énergie à la colère qu’il a provoquée.
Et c’est ici qu’une pratique particulière devient intéressante à découvrir.
Ho’oponopono est issu de la culture hawaïenne.
À l’origine, il s’inscrit dans une démarche collective destinée à restaurer l’harmonie et à résoudre des conflits au sein de la famille ou du groupe. La pratique contemporaine que beaucoup connaissent aujourd’hui a évolué, notamment au XXe siècle, vers une approche davantage individuelle.
Elle est notamment associée à quatre expressions devenues célèbres :
Désolé.
Pardon.
Merci.
Je t’aime.
Mais réduire Ho’oponopono à la répétition automatique de quatre phrases serait passer à côté de ce qui fait l’intérêt de la démarche.
Ce qui peut être exploré derrière ces mots touche notamment à notre manière d’aborder la responsabilité personnelle, le pardon, les réactions automatiques, les relations et les schémas que nous répétons.
C’est précisément pour cette raison que Ho’oponopono trouve naturellement sa place dans une réflexion sur le lâcher-prise.
Vous êtes intrigué(e) par ces quatre phrases ? Leur apparente simplicité cache une démarche beaucoup plus riche lorsqu’on en comprend le sens et la façon de les intégrer dans une pratique personnelle.
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Lorsque nous ressassons, notre corps est ici mais notre esprit se trouve ailleurs.
Dans une conversation passée.
Dans une situation future.
Dans un scénario qui n’existe peut-être même pas.
Revenir au présent peut être extrêmement simple.
Sentir sa respiration.
Marcher quelques minutes sans téléphone.
Observer ce que l’on voit autour de soi.
Écrire ce qui tourne dans sa tête.
Porter son attention sur les sensations physiques.
Il ne s’agit pas de faire disparaître magiquement les pensées.
Il s’agit plutôt de constater qu’une pensée peut être présente sans que nous soyons obligés de la suivre jusqu’au bout.
Et cette distinction est essentielle.
Voici peut-être la partie la moins spectaculaire… et la plus réaliste.
Il n’existe pas toujours un moment précis où nous décidons :
« C’est terminé. À partir de maintenant, je lâche prise. »
Certaines choses disparaissent progressivement.
On y pense encore, mais moins souvent.
Puis elles provoquent moins d’émotion.
Puis un jour, on se rend compte que l’on n’y avait pas pensé depuis plusieurs jours.
Le lâcher-prise ressemble parfois davantage à cela.
Ce n’est pas forcément oublier. C’est constater que quelque chose qui occupait autrefois toute la place en occupe désormais beaucoup moins.
Et cette progression compte.
Vous pouvez commencer avec trois questions :
Qu’est-ce que je cherche encore à changer alors que cela ne dépend plus de moi ?
Qu’est-ce qui dépend réellement de moi aujourd’hui ?
Quelle serait la plus petite action possible pour avancer ?
Il n’est pas nécessaire d’avoir immédiatement une réponse parfaite.
Le simple fait de déplacer son attention de « ce qui aurait dû être » vers « ce que je peux faire maintenant » constitue déjà un changement.
Nous cherchons parfois une technique miracle pour ne plus ressentir certaines émotions ou ne plus penser à certains événements.
Mais le véritable changement peut être ailleurs.
Apprendre à observer ses réactions.
Comprendre certains automatismes.
Explorer notre rapport au pardon.
Prendre conscience des schémas qui se répètent.
Et développer progressivement une autre manière de répondre aux situations qui nous affectent.
Ho’oponopono propose une approche singulière de ces questions.
Si les quelques principes découverts dans cet article vous parlent, la formation Ho’oponopono d’Équilibre Formation vous permet d’aller beaucoup plus loin, de comprendre la démarche et de découvrir comment l’intégrer progressivement dans votre quotidien.
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Parce qu’au fond, lâcher prise ne consiste peut-être pas à attendre que le passé change.
Il consiste à choisir ce que nous voulons faire du présent.